Jugement Info Service

Jugement Info Service — Bienvenue dans une vie sans jugement

Titre Jugement Info Service

Allez, je change mon regard sur l'addiction !

Cette fois, c'est
décidé : je décroche des clichés !

Désormais, je choisis d'aider, pas de juger.

Faites
le test !

Bienvenue
dans une vie
sans jugement

Je ne te
juge pas

Je suis là
Je t'écoute

Vous avez repéré une situation d’addiction chez un proche, et vous voulez agir. C’est humain.

Mais face à l’addiction, la réponse la plus spontanée n’est pas toujours la plus adaptée.

L'addiction n'est ni une faute morale, ni une fatalité. C'est une situation, qui peut être passagère, et quiappelle de l'écoute, du soutien et un véritable accompagnement.

Les addictions concernent près de la moitié des Français·es, qu’ils soient directement concernés ou dans leur entourage. La peur du regard des autres et la honte constituent le principal frein (58%) à la recherche d'aide.

Les personnes concernées ne sont pas le problème : elles font partie de la solution. Elles ont des ressources, des savoirs, des stratégies.

Punir ne soigne pas. Juger renforce les tabous. Isoler éloigne du soin et aggrave les vulnérabilités.

Lutter contre les addictions passe donc aussi par la lutte contre l'addictophobie : tant que les personnes auront plus peur d'être jugées que d'être aidées, nous passerons à côté de l'essentiel.

Arrêtons de juger.
Commençons à aider.

Bienveillomètre

Où en êtes vous niveau bienveillance ?

Face à une addiction, nous avons tous des réflexes, des croyances ou des réactions spontanées. Et parfois, un petit changement de regard peut faire toute la différence. Ce test vous invite à repérer les attitudes qui peuvent aider et soutenir une personne concernée, et à voir où vous pouvez encore progresser pour l’accompagner sans jugement ni stigmatisation.

Tu es aux côtés de ton
proche sans jamais le juger

Tu ne le réduis jamais
à ses consommations

Tu comprends ses difficultés
et son/ses addiction(s)

Tu offres ton soutien
sans condition d’arrêt

Tu as confiance en lui
et le respecte

Tu poses des questions indiscrètes

Tu fais des blagues
sur sa consommation

Tu considères que tu pourrais
facilement faire autrement

Tu donnes des conseils inadaptés
ou irréalisables

Tu mets toutes ses difficultés
sur le dos de son addiction

Tu évites de le fréquenter
à cause de sa consommation

Tu parles de sa consommation
sans son accord

Tu fais des commentaires dégradants
ou humiliants

Tu l’exclues d’activités sociales
ou professionnelles

Tu refuses de l’aider à cause
de sa consommation

Tu deviens violent
verbalement / physiquement

Commander l’outil (pour nous soutenir)

Bravo !

Désintox des idées reçues

La consommation de produits addictifs répond à des besoins divers : rechercher un moment de plaisir ou deconvivialité, une sensation d’insouciance et de légèreté, calmer une douleur, tenir face à une fatigue,apaiser une solitude, traverser une période difficile...

Pourtant, dans l’imaginaire collectif, la personne ensituation d’addiction est réduite à une identité figée : « toxicomane », « alcoolique », « délinquante », «victime ».

Des étiquettes qui enferment, invisibilisent la complexité des trajectoires et collent à la peaudes personnes concernées, qui finissent par ne plus se voir autrement que par ce biais.

Près d’1 Français sur 2 est touché par les addictions, qu’il soit directement concerné ou dans son entourage.* Alcool, tabac, médicaments, écrans, jeux d’argent et de hasard, paris sportifs, drogues illicites… Les usages traversent toute la société. Ils concernent tous les âges, tous les milieux, tous les territoires. 

*OpinionWay pour Addictions France (mars 2025)

Une addiction ne s’explique jamais par un manque de volonté. Le contexte de vie, l’histoire personnelle, la santé mentale ou les difficultés rencontrées influencent les usages et les risques.
Par exemple, les victimes d'agression sexuelle présentent un risque accru de développer des troubles liés à l'usage d'alcool ou de drogues.

La formation des médecins généralistes consacre seulement deux demi-journées au sujet des addictions sur l’ensemble du cursus. 

Les addictions peuvent s’inscrire dans la durée, avoir des conséquences importantes sur la santé et nécessiter un accompagnement adapté. Les classifications médicales internationales reconnaissent leur caractère chronique.
De nombreux spécialistes militent pour que les troubles liés à l’usage de substances figurent en France parmi les affections ouvrant automatiquement droit à une affection de longue durée (ALD).

Oui, les addictions représentent un coût considérable : plus de 265 milliards d'euros chaque année en France. Ce montant recouvre les dépenses de santé, les conséquences sur la vie professionnelle et sociale des personnes concernées, ainsi que le fonctionnement des structures qui les accompagnent.
Ce coût n'est pas seulement financier : les addictions sont responsables de dizaines de milliers de décès chaque année, de souffrances psychiques, d'isolement et de ruptures familiales. Les addictions (tabac, alcool) les plus mortelles sont aussi les plus banalisées.
Pourtant, la prévention des addictions ne représente aujourd'hui qu'1 % des dépenses de santé. Investir davantage dans la prévention et l'accompagnement permet d'agir plus tôt et d'en limiter les conséquences pour les personnes comme pour la société.
Les addictions évoluent également avec notre société. Aux côtés de l'alcool, du tabac et des drogues, de nouvelles formes se développent, notamment chez les jeunes : écrans, réseaux sociaux, jeux d'argent et paris en ligne. Leur coût est déjà estimé à 15 milliards d'euros par an et pourrait atteindre 2,3 % du PIB d'ici 2060 sans action adaptée.*

* Santé publique France, OFDT, Vie publique, WHO, Ipsos/Macif 2022

Pourquoi pas, oui ? 66 % des Français·es pensent que la pénalisation pour usage de stupéfiants n’est pas efficace pour lutter contre la consommation de drogue.*
Tant que la consommation sera perçue comme une faute plutôt qu’une réalité de vie, les politiques publiques resteront incomplètes et les personnes concernées continueront d’être laissées seules face à leurs difficultés.

*Institut CSA pour le Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD), 2021

Le bingo des phrases à éviter (et celles qui aident vraiment)

Bienvenue dans le bingo de la stigma !

  • Au recto, des phrases qu’on entend ou prononce parfois, sans réaliser qu’elles peuvent être blessantes ou contre-productives.
  • Au verso, des façons de dire les choses, ou tout simplement d’être là, qui favorisent le soutien plutôt que le jugement. Ces petites phrases font la différence pour éviter de créer chez l’autre un sentiment de rejet, de culpabilité ou d’isolement.
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Bingo recto : phrases à éviterBingo verso : phrases qui aident

Faites-vous
aider à
aider

Vous n'avez pas à gérer cette situation seul·e. Que vous soyez parent, conjoint, ami ou collègue, des professionnels peuvent répondre à vos questions, vous aider à comprendre la situation et vous accompagner dans les démarches les plus adaptées.

Les CSAPA (Centres de Soin, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie) accueillent les parents, conjoints, ami·es et proches de personnes concernés par l’addiction. Vous pouvez y être reçu·e, même si votre proche ne souhaite pas consulter. Les professionnel·les vous aideront à mieux comprendre la situation, à savoir comment en parler et à trouver la meilleure façon de l'accompagner. Tapez CSAPA + votre code postal dans votre moteur de recherche pour entrer en contact avec le centre le plus proche.

Vous pouvez contacter gratuitement et anonymement l'un des services d'écoute spécialisés. Des professionnels répondent à vos questions, vous conseillent et vous orientent vers les ressources adaptées.   ⦁  Alcool Info Service : 0 980 980 930   ⦁  Drogues Info Service : 0 800 23 13 13   ⦁  Tabac Info Service : 39 89 (service gratuit)   ⦁  Joueurs Info Service : 09 74 75 13 13   ⦁  Écoute cannabis : 0 980 980 940 Toutes ces lignes sont accessibles de 8h à 2h, 7 jours sur 7 (appel anonyme et non surtaxé).

Pour les personnes qui sont prêtes à réduire ou arrêter leur consommation, les CSAPA (Centres de Soin, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie) proposent un accompagnement adapté ou peuvent orienter vers une structure résidentielle, un service hospitalier ou une communauté thérapeutique. Ils proposent aussi bilan médical, accompagnement psychologique, traitements si besoin, et suivi social. Tapez CSAPA + votre code postal dans votre moteur de recherche pour entrer en contact avec le centre le plus proche.

Même si votre proche n'est pas prêt à arrêter, il existe des solutions pour limiter les risques liés à sa consommation. Les CAARUD (Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues) et les dispositifs mobiles de réduction des risques proposent gratuitement du matériel stérile, des conseils, des analyses de produits, des dépistages et un accueil sans jugement. Aucune démarche d'arrêt n'est demandée. Tapez CAARUD + votre code postal dans votre moteur de recherche pour entrer en contact avec le centre le plus proche. Si votre proche ne peut ou ne souhaite pas se déplacer, l'association SAFE permet également d'accéder gratuitement et en toute confidentialité à du matériel de réduction des risques grâce à des envois postaux.

Pour les jeunes qui veulent parler avec quelqu’un sans être jugé·e, il existe la Consultation Jeunes Consommateurs (CJC), gratuite et confidentielle. Les jeunes peuvent s’y rendre seuls ou accompagnés de leur parent ou d’un proche. Les parents peuvent également être reçus avec ou sans le jeune concerné.

La Camerup regroupe cinq associations et mouvements d'entraide reconnus d'utilité publique, qui accompagnent les personnes concernées par les addictions. Sur leur site, vous pouvez sélectionner votre région pour trouver un groupe près de chez vous et orienter votre proche vers des personnes qui partagent son expérience.

Les affiches qui changent le regard

Une série d’affiches pour déconstruire les idées reçues sur les addictions et apprendre à mieux aider. Vous connaissez quelqu’un qui gagnerait à les voir ? Imprimez-les, affichez-les, partagez-les : un mur, un post, une story, un message privé… Un petit pas pour vous, un grand pas vers une meilleure compréhension des addictions et pour soutenir les personnes concernées.

Soutenir et Commander les affiches
Affiche 1Affiche 2Affiche 3Affiche 4

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À propos de nous

Depuis plus de 40 ans, le Groupe SOS agit aux côtés des personnes concernées par les conduites addictives. Héritier de SOS Drogue International, à l’origine même du Groupe SOS, notre engagement s’est construit autour d’une conviction forte : les addictions ne sont ni une faute morale, ni une fatalité, ni une question de volonté individuelle. Elles sont avant tout un enjeu de santé publique et de dignité. Acteur associatif majeur, engagé dans la prévention et la lutte contre les addictions, le Groupe SOS accompagne chaque année 30 000 personnes avec une conviction simple : le jugement ne soigne pas, l'écoute, l'accompagnement et l'accès aux soins, si.

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